Le Pays Fouesnantais essuie chaque hiver plusieurs coups de vent dépassant 100 km/h, et une à deux tempêtes majeures avec des rafales de 120 à 140 km/h sur le littoral. À Clohars-Fouesnant, Gouesnac'h ou Bénodet, le lendemain de tempête suit toujours le même scénario : des ardoises au sol, un faîtage déplacé, une gouttière arrachée — et un propriétaire qui ne sait pas par où commencer.
Voici la marche à suivre, dans l'ordre, pour limiter les dégâts, sécuriser les personnes et être correctement indemnisé.
1. Les premières heures : sécurité avant tout
Ce qu'il faut faire immédiatement
- Ne montez pas sur le toit, même si le vent est retombé. Une couverture fragilisée cède sous le poids ; c'est la cause d'accidents graves chaque hiver en Finistère
- Balisez la zone au sol : des ardoises restées en équilibre peuvent tomber plusieurs heures après la tempête
- Coupez l'électricité dans les pièces où l'eau s'infiltre, avant même d'éponger
- Protégez l'intérieur : bassines sous les écoulements, meubles déplacés, isolation mouillée écartée si elle est accessible sans danger
- Percez un plafond qui gonfle avec un tournevis et une bassine dessous : mieux vaut un trou de 5 mm qu'un plafond entier au sol
Ce qu'il ne faut surtout pas faire
Ne bâchez pas vous-même depuis une échelle par vent encore soutenu, et n'acceptez pas l'offre d'un démarcheur qui passe dans la rue le lendemain de tempête. Ces démarchages se multiplient après chaque épisode sur le littoral : devis gonflés, travaux bâclés, absence d'assurance décennale et parfois disparition pure et simple après acompte.
💡 À retenir
Un couvreur sérieux du secteur est identifiable : numéro SIRET, attestation d'assurance décennale à jour, adresse locale et devis écrit avant travaux. Exigez ces trois éléments, systématiquement.
2. Documenter les dégâts pour l'assurance
La qualité de votre indemnisation dépend directement de ce que vous constituez dans les 48 premières heures :
- Photographiez tout depuis le sol : vue d'ensemble de chaque versant, ardoises tombées, gouttière déformée, débris identifiables
- Photographiez l'intérieur : traces au plafond, murs humides, mobilier ou électroménager touchés
- Conservez les éléments arrachés plutôt que de tout jeter : ils prouvent l'origine du sinistre
- Notez la date et l'heure de l'épisode et, si possible, le relevé de vent de la station la plus proche
- Rassemblez vos factures d'entretien : elles démontrent que la toiture était entretenue, un point souvent soulevé par les experts
Les délais à respecter
| Démarche | Délai | Remarque |
|---|---|---|
| Déclaration à l'assurance habitation | 5 jours ouvrés | Par téléphone puis confirmation écrite |
| Mise hors d'eau (bâchage) | Le plus tôt possible | Obligation de limiter l'aggravation du sinistre |
| Envoi des devis de réparation | Dès réception | Au moins un devis détaillé |
| Passage de l'expert | 1 à 4 semaines | Ne réparez pas définitivement avant, sauf accord |
La garantie tempête est incluse d'office dans les contrats multirisques habitation. Elle se déclenche généralement lorsque des vents ont endommagé d'autres constructions à proximité, ou au-delà d'un seuil de vitesse — condition presque toujours remplie lors des épisodes finistériens.
3. La mise hors d'eau : une intervention à part entière
Le bâchage n'est pas une réparation, c'est une mesure conservatoire. Bien réalisé, il évite que 300 € de dégâts n'en deviennent 8 000. Nous intervenons avec une bâche armée, lestée et fixée sur liteaux — jamais posée simplement et coincée sous des parpaings, qui s'envolent à la première rafale suivante.
Dans le même passage, nous sécurisons les ardoises instables, dégageons les descentes obstruées par les débris et évaluons l'ampleur réelle des dégâts pour établir un devis exploitable par votre assureur. Cette intervention d'urgence est souvent prise en charge au titre des mesures conservatoires.
💡 À retenir
Notre équipe est basée à Fouesnant, à moins de 10 minutes de Clohars-Fouesnant, Gouesnac'h, Pleuven et La Forêt-Fouesnant. Après une tempête, nous priorisons les mises hors d'eau et intervenons généralement dans l'heure sur ce périmètre.
4. Réparer durablement, et prévenir la suivante
La réparation définitive
Une fois l'expertise passée, la réparation porte rarement sur les seules ardoises tombées. Le vent a souvent soulevé une zone plus large : crochets détendus, pureau réduit, écran de sous-toiture déchiré, solins descellés. Réparer uniquement le visible garantit un nouveau sinistre l'hiver suivant.
Renforcer les points faibles
- Rives et arêtiers : ce sont les zones de dépression maximale ; nous y doublons les fixations
- Faîtage : privilégier un faîtage à sec ventilé plutôt qu'un scellement au mortier, qui fissure et libère les éléments
- Crochets inox à la place des crochets galvanisés en zone littorale
- Zinguerie : gouttières correctement fixées tous les 50 cm, descentes dégagées
La visite d'automne
Un contrôle annuel avant l'hiver — état des fixations, solins, faîtage, gouttières — coûte quelques centaines d'euros et évite la grande majorité des sinistres tempête que nous constatons. C'est l'objet de nos contrats d'entretien et démoussage.
En cas d'urgence, notre service réparation et fuite d'urgence est joignable pour une intervention rapide sur Clohars-Fouesnant et tout le Pays Fouesnantais ; nos prestations de couverture et de zinguerie prennent ensuite le relais pour la remise en état définitive.
Foire Aux Questions
Besoin d'un couvreur à Fouesnant ?
Contactez La Couverture Finistérienne pour un diagnostic gratuit et un devis sans engagement.
Appeler le 06 65 71 85 89



